Archive pourjanvier, 2009

Babe, I’m gonna leave you

Babe, I’m gonna leave you

Babe, baby, baby, I’m gonna leave you
I said, baby, you know I’m gonna leave you
I’m leave you when the summertime
Leave you when the summer comes a-rollin’
Leave you when the summer comes along

Babe, babe, babe, baby, I’ll wanna leave you
I ain’t jokin’, woman, I’ve got to ramble
Oh, yeah, baby, baby, I will really, really got to ramble
I can hear it callin’ me
I can hear it callin’ me the way it used to do
Oh, I can hear it callin’ me back home

Baby, oh, babe, I’m gonna leave you
Hoh, baby, you know I’ve really got to leave you
Oh, I can hear it callin’ me
I said, don’t you hear it callin’ me the way it used to do

I know, I know
I know I never, never, never, never, never gonna leave you, babe
But I’ve got to go away from this place, I’ve got to quit you, yeah
You hear it callin’
Don’t you hear it callin’ me again

Oh, woman, woman, I know, I know
Feels good to have you back again, and I know that one day, baby
It’s gonna really grow, yes it is
We’re gonna go walkin’ through the park every day
Come what may, every day
I’m gonna leave you, go away

Hoh, oh, god, miss your lips, sweet baby
It was really, really good
You made me happy every single day
But now, I’ve got to go away !

That’s when it’s callin’ me
I said, that’s when it’s callin’ me back home

Ah, quelle chanson !!!Nombre d’entre vous doivent connaître ce morceau de Led Zeppelin. Bon, si vous ne vous souvenez pas, si vous ne connaissez pas ou si vous voulez simplement l’apprécier une fois de plus :

Mais quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que ce n’est là qu’une reprise !!! Bon, qu’à cela ne tienne, je suis donc partie à la recherche d’une version antérieure. J’ai donc rapidement retrouvé la version de Joan Baez (1962) :

Et là, je découvre qu’une autre artiste l’a chanté avant… Je commence à me dire que ce morceau n’est pas mythique pour rien… Cette autre artiste s’appelle donc Janet Smith. Je ne trouverai pas de son ni même d’image d’elle chantant cette chanson. C’est quand même grâce à elle que Joan Baez la reprendra.

Mais ça ne s’arrête pas là, après quelques recherches, j’ai enfin retrouvé l’auteur de ce morceau : Anne Bredon, une chanteuse folk des années 50.Là, encore j’ai pas trouvé grand chose.

Anne Bredon

Anne Bredon

Mais le mieux dans l’histoire, c’est que après la reprise de Janet Smith, le nom d’Anne Bredon a été oublié. Aussi quand Joan Baez et Led Zeppelin reprennent la chanson, ils ignorent donc le nom de l’auteur. Ainsi, la chanson passe pour une oeuvre traditionnelle pour laquelle il n’y a aucun droit à reverser. Seulement voilà, tout ceux-là se sont bien trouvés bien bêtes quand l’amie Anne a réclamé sa part du lion^^

Enfin, Led Zeppelin paiera (Joan Baez aussi d’ailleurs) sans rechigner tant ils ont eu de problèmes de plaggiat… Ce que je trouve fort dommage quand même pour un groupe de cette envergure…

Allez, petite version live pour ceux qui en redemandent ;)

Hurricane…?

Avant toute chose, je souhaite une excellente année 2009 à tous ceux qui liront ce billet… et même aux autres d’ailleurs ! Puisse-t-elle se dérouler dans la joie et la paix pour vous et vos proches :)

Ah, les soirées de Saint-Sylvestre !!! Alors pour revenir rapidement sur cet évènement, je voudrais remercier Garcès et Sophie qui nous ont accueillis Christelle, Manu, Stéphane, Aurèlien, Ju, David et moi. J’y ai passé une excellente soirée/nuit : hippie style !!!!

Enfin, après avoir plus ou moins galéré en essayant d’accéder à Deezer, pris d’assaut par les internautes festifs, nous avons tout de même fini par écouter quelques morceaux choisis, de ceux qu’on n’a pas forcément sur son pc. Et c’est alors que l’un d’entre nous a mis un morceau culte, du moins de mon point de vue :

Bob Dylan – Hurricane

Bob Dylan visite Rubin Hurricane Carter

Bob Dylan visite Rubin "Hurricane" Carter

8 minutes 30 de narration engagée : LA protest-song !!!

Enfin, j’ai ainsi redécouvert ce morceau dans l’atmosphère embuée qui régnait dans l’appartement. Cette fois-ci, j’ai pu écouter les paroles avec plus d’attention, et c’est ce qui me donne envie d’en parler.

Bob Dylan y raconte l’histoire tragique de ce boxeur noir américain Rubin “Hurricane” Carter, et de comment ce dernier fut accusé à tort selon Dylan d’un triple meurtre. Bob Dylan l’ayant rencontré dans sa prison de Rahway dans le New Jersey, il décida de lui consacrer une chanson.

Selon Dylan, Rubin Carter était enfermé plus pour des raisons raciales que pour son implication éventuelle dans ce triple meurtre. Du coup, la version de l’histoire selon Dylan est un peu “adaptée”, si l’on peut dire. J’ai pu lire différentes lectures du texte qui démontrent bien la subjectivité de Dylan sur le sujet. Mais qu’importe, au fond, le but de la manoeuvre pour ce dernier était de soutenir Carter dans son combat pour prouver son innocence.

Car oui, après son jugement pour ce triple meurtre, Carter ne cessa de clamer son innocence et fit autant d’appels des décisions de justice que possible. Les témoignages de certains ne semblaient pas très clairs, et certains changèrent même de versions plusieurs fois. Enfin, il y avait quand même matière à se poser des questions sur la culpabilité de Rubin Carter. au final, il fut libéré en 1985.

Mon avis : Je trouve que cette chanson reflète bien l’engagement de Bob Dylan pour les causes raciales et en même temps, l’histoire en elle-même démontre bien comme les problèmes de ce type était monnaie courante aux USA pendant cette période. Cependant, il m’est difficile de trouver des sites internets plaidant la cause du boxeur.

Pour finir, mes p’tites sources :

Les paroles de la chanson

Wikipédia – La chanson

Wikipédia – Le film

Wikipédia – Rubin \”Hurricane\” Carter

Analyse critique des paroles

Témoignage de Patty Valentine

The Other Side Of The Story (explicant la culpabilité de Carter)

Wikipédia – Bob Dylan

Sinon, je n’ai trouvé qu’une seule source positive sur le sujet, un livre de Paul B. Wice qui s’appelle “Rubin “Hurricane” Carter and the American Justice System”.